Alors, je viens de terminer le dernier livre prix Nobel (ici pour les critiques). En tout, j’en ai lu ou commencé 14 et… c’est pas fameux, on va pas se mentir. Sur les 14, il n’y en a qu’un que j’ai vraiment aimé. Et si je rajoute Sa Majesté des mouches (que j’ai lu il y a longtemps et adoré), ça fait 2 sur 15… Clairement, c’est pas glorieux. (Et encore, Des souris et des hommes… j’ai aimé, mais c’est pas non plus le BOTY.)
Ce que je reproche à ces livres, c’est qu’ils sont tout simplement… chiants. C’est écrit en vrac, sans lien, ça remplit des pages, mais il n’y a pas d’histoire, ça ne raconte rien. En fait, ce ne sont pas des romans, c’est ChatGPT. Et je suis persuadé que si on faisait un test en double aveugle entre des extraits de prix Nobel et du ChatGPT, personne ne ferait la différence. Non pas parce que ChatGPT est bon, mais parce que les prix Nobel sont… mauvais d’un point de vue narratologie.
Un prix Nobel, globalement, c’est le syndrome de la madeleine : un vieux dans une situation qui lui rappelle le passé, qui réalise que c’était dur avant, et que ça l’est toujours ; que la vie est une garce, qu’il aurait dû faire d’autres choix, blablabla, blablabla…
Ah, et aussi : écrire à la première personne. Très important, le JE. Ça augmente les chances de gagner, mais par contre, ça diminue clairement la qualité de l’écriture.
Ce qui me déçoit le plus, c’est que, contrairement à d’autres Nobel (physique, chimie, etc.), le prix Nobel de littérature semble être juste un bouquin pompeux, random, écrit par un clampin qui a probablement fait plus de lobbying qu’un film aux Oscars. Alors qu’en théorie, ça devrait récompenser des auteurs qui, par leurs écrits, ont changé le livre, la lecture, le monde.
Je suis désolé, mais indépendamment du fait que j’aime ou non l’histoire, rien de ce que j’ai lu ne m’a transcendé. Rien de ce que j’ai tenu entre les mains ne ressemblait à un artefact littéraire. Pire encore, si on jugeait les livres à ce qu’ils apportent réellement au monde, on devrait y voir des gens comme J. K. Rowling ou Michael Crichton. La première pour avoir fait découvrir la lecture à toute une génération d’enfants, le second pour avoir suscité des vocations chez les jeunes. À la limite, même un Indignez-vous ! de Hessel. Mais merde, il y a tellement mieux à récompenser que des branleurs qui lancent les dés à chaque fois qu’ils ouvrent Word.
À la base, je m’étais dit que j’irais jusqu’au bout et que je les lirais tous. Mais là, j’en ai ma dose. J’arrête. Clairement, les prix Nobel me déçoivent. Par contre, je suis curieux des autres prix littéraires, surtout ceux de SF, etc. À voir.









