Croisière et nanowrimo… pourquoi pas ?

Bon, on est à la moitié du mois et un petit bilan s’impose (je suis à la gare de marseille qui me ramène chez moi). Pour rappel, je fais le NaNoWriMo et, pour cela, je suis parti en croisière 15 jours afin d’être seul (si on omet les 3000 autres passagers) et concentré. Alors, est-ce que ça a marché ? Est-ce que ça en valait la peine ? etc. Je réponds ici.

Parlons d’abord de la croisière…

La croisière, c’est bizarre. 3000 personnes dans une caisse à sardines qui voyage d’île en île pour sortir en bus et aller voir des panoramas. Mais au-delà de ça, c’est assez cool et tranquille. Bon, après, il y a plusieurs problèmes, à commencer par le prix. Au total, j’en aurai pour 3000 euros pour 15 jours, soit un Club Med ou un mois au Japon. C’est cher, surtout qu’en discutant avec les autres, il y avait moyen d’avoir pour beaucoup moins (ce point fait chier…). J’ai rencontré des gens qui ont eu leur cabine pour 2 semaines à 500 euros. Il semblerait qu’il faille jouer la concurrence et marchander, mais bon. C’est la première.

L’autre point, ce sont les excursions. C’est pas terrible. Deux heures de bus pour arriver à un panorama… c’est vraiment cher pour ce que c’est. Quand ce n’est pas 4 heures pour aller voir une petite église paumée et manger deux pommes de terre et une cuisse de poulet dans un resto à mouches (véridique). En fait, le problème est que les excursions doivent être accessibles à tout le monde, et sur une croisière “troisième âge”, on ne va clairement pas aller faire un footing. Déjà que marcher dans la ville, c’est compliqué. Par exemple, lors d’une sortie qui consistait à aller dans la vieille ville de Malaga en passant par-ci, par-là, etc., eh bien il y en avait, en canne et bouteille d’oxygène, pour qui un escalier à une marche c’est Fort Boyard. Ils râlaient parce que “ça va trop vite”. Là est le problème : les excursions, c’est vraiment cher pour ce que c’est. Surtout qu’avec un peu d’organisation, il y a moyen de s’arranger par soi-même — il faut juste le savoir. (Et en plus, en général, le bateau est accosté à même la ville.)

J’ai parlé à des gens, et idem pour eux. Par exemple, il y a l’excursion “buggy” qui a fait… de l’autoroute. 200 balles pour de l’autoroute. Ouaouw… Bref, plus jamais d’excursions.

En fait, ce qui serait cool concernant les excursions, ce serait d’avoir des spécificités en fonction de l’âge, ou bien des excursions plus variées, plus ciblées : par exemple des excursions photo où on marche et où le but est de faire des photos ; ou des excursions “course”, où à chaque arrêt, on va courir dans la ville pendant deux heures ; ou des excursions marche : 20 km à Savone, etc. Bref, pas toujours du bus et du panoramique. Mais bon…

À part ça, le reste du bateau est super cool… si t’as de quoi faire. Parce que 4 jours en mer, il y en a qui se font chier. C’est d’ailleurs marrant à les observer. Ils sont là, assis à la table, avec leur bière, leurs claquettes et leurs chaussettes blanches (des Allemands ?), et ils ne font rien. Mais alors quand je dis rien, c’est rien. Ils ne bougent même pas. Par inquiétude, j’en ai piqué un avec une fourchette pour être sûr qu’il était encore vivant tellement il ne faisait rien.

Bon, moi, ça tombe bien, j’avais à faire : mon NaNoWriMo. Est-ce qu’aller en croisière est une bonne idée pour écrire ? Eh bien, si on omet le prix (3000 balles quand même tout compris, train bateau, hotel, etc…), la réponse est oui. Surtout que, comme je le dis, il n’y a pas grand-chose à faire sur un bateau en pleine mer (à part chercher des bateaux en détresse au large des côtes marocaines… véridique). Donc c’est un super endroit. J’ai réussi à écrire 40 000 mots en 10 jours, et j’aurais pu aller jusqu’à 50 000 sans problème si l’histoire me le permettait. Les 3000 personnes du yacht, on ne les voit pas trop, et j’ai toujours réussi à trouver une place confortable pour écrire et me concentrer. Et à moins d’avoir besoin d’un calme complet (ce qui n’est pas mon cas), c’est assez reposant le matin et le soir. (L’après-midi, il y a quelques activités sportives, etc., mais je faisais la sieste : qu’est-ce qu’on bouffe sur un bateau !)

Concernant plus spécifiquement le #NaNoWriMo, j’avoue que l’exercice est intéressant. Et tout écrivain devrait l’essayer. Par contre, j’ai quand même des doutes sur les 50 000 mots (je ne sais même pas si je vais y arriver), non pas sur le nombre, mais sur la qualité. J’en suis à 40 000, et honnêtement, je suis quasi sûr que je peux en supprimer 10 % facilement, tellement il y a des passages dégueu et redondants. Mais je verrai ça plus tard. Heureusement qu’il ne faut pas que ce soit un roman publiable sinon, ce serait une hécatombe. Mais c’est possible. Peut-être que l’année prochaine j’y penserai… sur une autre croisière.

Si je devais diviser mon travail, pour l’instant, il s’est déroulé en deux parties :
La première partie (10 jours) : remplir. Écrire encore et encore, mettre les mots les uns derrière les autres sans se poser de questions. Juste s’assurer d’une cohérence globale du texte. Et encore… J’ai plein de contradictions, comme les raisons des actions des personnages, certains trucs stupides qu’ils font sans savoir pourquoi, etc.

Deuxième partie (4 jours) : trouver les 10 000 derniers mots, et pour ça, pas le choix, il faut relire. Mais en relisant, on doit supprimer des trucs ce qui ça a la limite, ok. Mais il faut surtout réécrire. Moralité, le 11,12, et 13, c’est l’hécathombe. Mais je pense que cela devrait aller.

Après, j’ai tout décembre pour la cohérence.

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