Des animaux et des hommes, de la peinture et une mioche en pleine crise d’adolescence.
Dans la forêt profonde, un photographe se trimballe avec une môme sur le dos (pourquoi ? Parce que Disney était fermé je suppose…). Là, pas de bol, il tombe sur des braconniers et meurt (c’est con !!!).
Quelques années plus tard, on suit Spirou dans sa crise de la trentaine. Il quitte son poste parce que Monsieur pense que son travail est plus important que le capitalisme, et Monsieur pense aussi qu’apprendre à dessiner se fait en dix minutes (c’est ça…).
Rendant visite à un ancien ami, il tombe sur la gamine qui a bien grandi, et pour une raison scénaristique, va vivre avec spirou. Puis y a un gorille qui sait dessiner aussi…bref beaucoup de choses.
Alors,
Comment dire ? Ce n’est pas que je n’aime pas, mais je trouve que l’histoire a quelques… disons, points noirs.
Je ne vais même pas parler de ce con de photographe qui se trimballe avec un bébé de moins d’un an EN PLEINE FORÊT !!!! Vraiment ? Y a personne qui s’est dit que c’était peut-être un peu idiot ?
Mais surtout, c’est la chute qui m’a un peu bousculé. L’histoire ne répond pas à tout et, comme elle est racontée à l’envers, je suis resté sur ma faim (l’intro n’est pas une intro et aurait du etre un flash-back). C’est une chouette BD, et je pourrais la relire (probablement que je le ferai), mais l’histoire est racontée de telle sorte que je croyais que les braconniers allaient revenir zigouiller la gamine… un truc du genre, quoi. Ben non.
Autre truc : les champignons, on s’en fout, on est d’accord ? Champignac ne sert à rien.
En clair, c’est un peu cousu de fil blanc, ou plutôt de gentillesse blanche. Tout est bien dans le meilleur des mondes et il suffit de sortir la carte de l’amitié pour que les problèmes se résolvent. (Ça ne marche pas comme ça dans la vraie vie, malheureusement.)
Et on est d’accord que Spirou est un bourge ? Non parce que quitter son travail pour entamer une vie d’artiste dans une baraque avec jardin, et ce sans problème d’argent… J’appelle ça être bourge.
Par contre, les dessins sont magnifiques. Il y a des planches qui pourraient être encadrées. Surtout que, comme j’habite à Bruxelles, c’est sympa de voir des endroits que je connais (et c’est pas comme ça clairement).
Concernant le character design… je n’ai pas lu beaucoup de Spirou, mais je trouve ça rafraîchissant. (J’en étais resté à son vieux design des années 40.)
Bref, c’est vraiment super sympa comme BD. Pas génial, mais je pourrais la relire sans problème (et je le ferai). Mieux : j’ai tellement envie d’essayer « la bête ».

