[Au détour d’une terrasse] Les bornbags sont l’égalité ultime entre les hommes et les femmes

Il y a fort longtemps, dans ma galaxie pas très lointaine, j’avais écrit une histoire de jeunes qui faisaient une année sabbatique dans le système solaire. À la base, j’aurais voulu en faire un livre illustré, mais ne sachant pas dessiner et les IA n’existant pas encore (puis c’est de la merde), j’en avais simplement fait un blog.

Mais là n’est pas la question.

Dans cette œuvre (magistrale ??), j’y avais décrit les bornbags, des sacs d’où naissaient les gens, plutôt que du ventre d’une femme. Et il se trouve que c’est probablement l’invention qui rendra l’humanité plus équitable.

En quoi cela consiste ?

Simplement à des couveuses++ qui pourraient accueillir un embryon juste après la conception (ou quelques semaines après). On transvaserait l’embryon dans un bornbag transparent… qu’on accrocherait au mur chez soi. Et comme un aquarium, on regarderait le bébé grandir.

C’est un peu exagéré, un peu science-fiction. Mais on pourrait simplement aller dans des centres spécialisés, mettre son embryon en sac, puis repartir les mains vides. Tous les jours, les futurs parents viendraient voir leur embryon grandir dans son bornbag jusqu’à l’ouverture du zip.

Car quelle est la plus grande différence entre l’homme et la femme, si ce n’est l’accouchement ?

Combien de femmes doivent mettre leur carrière en pause pour accoucher ? Combien d’hommes n’en ont rien à faire parce qu’ils sont du bon côté ?

Si on offrait la possibilité aux femmes de ne pas accoucher dans la douleur, l’accepteraient-elles ? Probablement.

Oui, peut-être que le premier enfant, juste pour savoir, elles le porteraient naturellement. Mais le deuxième ?

Et puis, dans une société capitaliste, rester à la maison est malheureusement une perte (à moins d’être rémunéré).

Je suis persuadé (mais je m’avance peut-être un peu) qu’une telle opportunité serait accueillie à bras ouverts. Combien de fois n’ai-je pas entendu des amies me dire que, si elles avaient pu éviter l’accouchement, elles l’auraient fait ?

Surtout que ce n’est pas si compliqué que cela en a l’air : la technologie semble s’en approcher. Le bébé le plus prématuré connu a survécu après une naissance autour de 21 semaines. Une femme se rend compte qu’elle est enceinte généralement entre 6 et 10 semaines, donc il ne resterait « que » 11 semaines à gagner.

Onze semaines, et la femme serait libérée de l’une des plus grandes inégalités biologiques entre les sexes.

Je suis persuadé qu’on aurait déjà trouvé si la science n’était pas aussi longtemps restée pensée selon un modèle principalement masculin.