C’est quand même ouf le nombre de connards qui essaient de se faire passer pour des gentils. Et ce qui est encore plus ouf, c’est qu’ils sont quasi tous américains. Trump, Google, Elon Musk, etc. Le capitalisme rendrait-il con ? Ou est-ce simplement le pouvoir ? Non, ils étaient déjà tous idiots, gamins.

Mais sinon Sam Altman (sinon pourquoi ce titre ?). Vous savez, celui qui est derrière OpenAI, l’homme qui a réussi à transformer le vol massif d’œuvres d’art et de documents en réussite entrepreneuriale (C’est un peu comme si Epstein avait réussi à transformer les filles qu’il avait enlevées en esclaves rentables… Wait a minute.)

Et que de promesses :

— Oui, l’IA va vous permettre de ne plus travailler, par contre vous devrez toujours payer vos factures.

— Sans emploi ? Ça va être compliqué, non ?

— Pas nous, bande de pauvres.

J’utilise l’IA aussi, au travail pour faire du code, mais aussi pour moi quand je dois faire des affiches gratuites pour m’amuser, et mon dieu que c’est dégueulasse. Il y a longtemps, j’avais été dans une banque pour faire des placements en espérant devenir riche en dix minutes. J’ai été refroidi et j’ai reçu un des meilleurs conseils du banquier (qui l’aurait cru). Il m’a dit : « Pour devenir riche en bourse, il faut déjà être riche. »

Eh bien, j’ai un peu l’impression que l’IA c’est pareil : pour dessiner avec une IA, il faut déjà savoir dessiner. Et je ne peux que plussoyer. Je n’y connais rien en dessin, mais en informatique oui, et c’est clair que si t’y connais pas la différence entre une variable, un objet, un script, un compilateur (qui a dit Luc Julia ?), oublie l’IA.

Pourtant, mon problème n’est pas là, mais dans l’IA ou, pour être exact, dans l’intelligence artificielle et surtout dans le mot intelligence. Car appeler ces boîtes de conserve suceuses d’électricité « intelligentes », c’est un peu du foutage de gueule. Et pour preuve.

Supposons qu’un mec multimilliardaire abruti (on a dit pas de nom) décide de créer un virus pour… n’importe quoi en fait. Il fait des recherches là-dessus, il engage des gens, etc, met du pognon. Considérez-vous le virus comme intelligent ? Considérez-vous cette micromatière comme intelligente ? Alors pourquoi considérer l’IA comme intelligente ? Si l’IA peut tuer tout le monde (se transformer en Matrix), le virus peut aussi vous transformer en zombie et la on accusera le créateur. Alors pourquoi accusé les IA de dangeureux quand vous voyez Elon Musk et Grok ? En fait, Cela n’en fait ni l’un ni l’autre un être intelligent, pour une simple et bonne raison : personne ne sait aujourd’hui ce que c’est que l’intelligence.

Personne ne sait, MAIS on a des pistes.

Prenez deux êtres : quelqu’un doué de raisonnement et un idiot (qui a parlé de la Maison-Blanche). Allez en haut d’un immeuble et demandez-leur de sauter dans le vide. L’être doué de raisonnement vous dira non (l’autre, on s’en fout). Et cette capacité à dire non, ce pouvoir de dire non, est une condition nécessaire (pas suffisante) à l’intelligence. Elle est tellement nécessaire qu’elle fonctionne même avec les animaux.

Un chien vous dira non… enfin il aboiera (si votre chien dit non, allez consulter). Un dauphin pareil. Un chat, identique. Cela marche pour tout être sensé… seulement. Pour tout ce qui est bioautomatique, évidemment non. Une bactérie ne vous dira jamais non, pas plus qu’un ver de terre. Cela fuira le danger (et encore, pas sûr), mais en aucun cas elle ne vous dira non à un ordre (si tant est qu’elle puisse comprendre un ordre :-D). Ou dit autrement il y a une echelle du discernement partant des bactéries pour monter jusqu’a nous (je crois), et au plus vous êtes haut au plus vous avez la condition nécéssaire pour être intelligent.

Mais les IA dans tout ça? on les mets ou sur l’échelle ? Oui, un chatbot vous comprendra, mais vous dira-t-il non ? Eh bien la réponse est non, et pour une raison très simple : Le capitalisme 😀 (oui c’est toujours lui) le jour où un chatbot vous dira non, vous irez ailleurs. Si j’achète un robot et que je lui demande de sauter du 15ᵉ étage et qu’il me dit non, je le ramène et j’en prends un autre car ce n’est pas à un chatbot de décider à ma place ce que je veux faire d’elle.

Donc non, un chatbot n’est pas intelligent. De la connaissance, oui, elle en a plein (tu m’étonnes avec tout ce qu’ils ont volé), mais de l’intelligence, non, elle n’en a même pas les briques essentielles.

Qu’est-ce que c’est que ces chatbots ? Comment appellerait-on un… truc… soumis, qui a interdiction de se rebeller, qui ne coûte pas très cher à entretenir et qui travaille jusqu’à épuisement… ? Simple : un esclave.

Ces choses, ces chatbots quand on y pense sont en fait des esclaves artificiels, et Sam Altman n’est jamais que le premier négrier virtuel de l’humanité.

Donc en conclusion, il faudrait un front de libération des robots esclaves virtuels.