C’est quand même ouf, ils nous font chier maintenant avec le fait que les jeunes ne savent plus lire les aiguilles d’une montre. Et surtout, il paraît que c’est important, tellement important que de grands journaux en font des articles.
Bon ok, c’est Europe1 et Le Parisien, j’ai un peu exagéré en parlant de grands journaux, mais je suis sûr que d’autres journaux mainstream l’ont fait aussi. Le truc, c’est que ces bourges ont encore décidé quelles étaient les normes sociales qui devaient être utilisées pour prouver que le monde était décadent. Mais vous savez ce que les jeunes ne savent plus lire non plus ? Un sextant, et ce depuis que les sextants sont restés dans les tiroirs.
Par contre, ce que ces articles oublient de dire, c’est que la compétence se réapprend en quelques heures. Si un jeune était sur une île déserte et avait besoin de lire l’heure pour s’en sortir, vous croyez qu’il n’y arriverait pas ? Vraiment ? Des chiffres de 1 à 12, 2 aiguilles, le matin, le soleil. Non, je pense qu’il s’en sortirait sans problème.
Pourquoi faudrait-il dramatiser la disparition d’une compétence plutôt que de rationaliser celles qui restent ? À croire que l’accumulation des choses est une bonne chose pour la santé mentale. Cela me rappelle ces jeux qui en font toujours plus et plus et plus, ces triples A qui, à force, deviennent obèses et chiants, alors qu’un bon concept (qui a dit Fumito Ueda)… Ben ici c’est pareil : ils ont le concept du temps, pourquoi devraient-ils connaître autre chose ?
En fait, ce qui m’emmerde le plus, c’est la platitude des textes écrits par les journalistes pour un sujet aussi random. À croire qu’à Europe 1, ils sont toujours à la recherche d’un texte bien bourge qui leur permettrait de dire que les jeunes sont cons, que les jeunes sont inutiles.
Bon, après, on ne va pas se plaindre : pour une fois qu’un article d’Europe 1 ne contient pas les mots « arabes », « immigration » ou « musulman », c’est déjà ça de pris.
Enfin, d’un autre côté, s’ils regardent l’heure pendant les cours, c’est peut-être que le cours est chiant, non ? Enfin, je dis ça, je dis rien.
