Et si on parlait d’utopie 30 secondes ? Mais si, vous savez, ces mondes où tout est beau, tout est gentil, tout est mignon. Pas de méchant capitaliste, pas de terroriste, pas de lutte des classes, seulement de l’amour et de l’eau fraîche pour régler les problèmes (ça promet de sacrées partouzes). Eh bien, vous savez quoi ? Notre monde, notre civilisation, notre façon de fonctionner, c’est une utopie. Eh oui. Ça vous en bouche un coin… Attendez la suite.
Quand on réfléchit au mot « utopie », les premières images qui viennent sont celles de Star Trek ( pas le vaisseau, mais les habitants.) Ceux qui sont en arrière-plan et qui s’amusent toute la journée. Ils ont tout pour eux : travaillent peu, plus de famine, plus de maladie, etc. Bref, le monde parfait.
Il y a aussi l’Atlantide, BioShock (avant l’incident), Dallas Bar, etc. Bref, des utopies, il y en a plein (qui deviennent vite des enfers pour des raisons scénaristiques). Et toutes ces utopies ont un point commun : d’une façon ou d’une autre, elles reposent sur quelque chose d’inexistant, une sorte de pierre magique. Par exemple, Star Trek repose sur le réplicateur (une technologie qui… réplique tout, c’est dans le nom). C’est facile de supprimer la pauvreté quand on peut créer n’importe quoi à l’infini (idem pour Harry Potter). BioShock, pareil (sérieux, du métal au fond de la mer ? Les bateaux doivent être repeints tous les trois arrêts). Prenons même Star Wars : supposons qu’il y ait une utopie dans Star Wars (sur une planète lointaine, très lointaine), eh bien elle utilisera la Force. Dans Dinotpia (via la vidéo ici), cela repose sur la force des dinosaures.
Dans n’importe quelle utopie, au début (avant que cela ne se transforme en film d’horreur), il y a, à un moment, une façon de créer de l’énergie, du travail, de manière quasi magique.
Je suis même sûr qu’on pourrait transformer Walking Dead en utopie, en trouvant un moyen de faire travailler les zombies pour les vivants. Les mettre dans une roue reliée à un générateur, et vous aurez de l’électricité gratuite. C’est d’ailleurs un peu ce que fait Matrix, qui serait une utopie si la matrice fournissait tout ce que les humains voudraient (mais là, c’est un autre débat).
Bref, les utopies n’existent pas, sauf à considérer qu’il existerait un moyen de produire, d’une façon ou d’une autre, de l’énergie illimitée, du travail illimité, du bonheur illimité (bref un truc illimité). Et là, vous me voyez venir. Peut-on trouver un groupe de gens qui ont, d’une façon ou d’une autre, une quelque chose d’illimitée ? Eh bien oui, et c’est même assez simple : on vit tous dans le monde utopique… celui des riches. Nous sommes juste le carburant magique et infini dont ils ont besoin pour être heureux.
Note: écrit regarder en arrière.