27 Mai 2300
Chères toutes et chers tous. Comment allez-vous aujourd’hui ?
Nous sommes en route pour le chantier d’astéroïde. Pour voyager entre Vénus et la ceinture d’Astéroïdes, nous devons faire escale à TeslaCity sur Mars (d’où notre retour dans ce merveilleux Elon-X). De là, nous pourrons prendre de plus petites navettes pour rejoindre le chantier.
Pour faire Vénus-Mars, nous devons passer par la Terre (sans blague me diriez-vous). Bien sûr on ne s’est pas arrêté, mais elle se trouvait tout prêt ainsi que la lune, et donc ma maison.
Voir en tout petit ce berceau de l’humanité me fit penser aux avions. Un ancien moyen de transport terrestre explosif dans lequel nos lointains ancêtres voyageaient. Ce n’était pas basé sur l’anti-gravité (et les explications que mon connecteur me fournissait m’embrouillaient plus qu’autre chose), ça n’allait pas très haut (a peine une trentaine de kilomètres), mais les photos historiques montraient la civilisation ancienne vue de haut. Bien avant les gigantesques tours terriennes de plusieurs dizaines kilomètres de haut, tout était plus p’tit, lissé, formant de petits carrés de vie. Des fermes d’animaux (oui je sais, ne dîtes rien.) Et de blés s’ajustaient pour fabriquer un patchwork visible uniquement de « très » haut pour l’époque. Et bien ici, c’est pareil. Amstrong town, Lunar cities et les autres ne forment que de simple rond lumineux. Des dessins grossiers dans une lune noyée de rayon solaire. Il n’y a plus de croissant de lune aujourd’hui. Les constructions humaines ayant détruit la rotondité de la terre. Des bâtiments-villes comme Tower-cities, ayant atteint les hauteurs stratosphériques, cisaillent l’ombre portée de la terre sur la lune. Dans le futur, construiront-ils des bâtiments interplanétaires ? Un pont gigantesque entre la terre et la lune par exemple ? Enfin bref, c’était le moment « pensée profonde ». 😀
Sinon, la finale s’est terminée tard dans la nuit, et probablement comme vous l’avez appris via le Newsfeed, les Kurira-Tii sont vainqueurs. Ils ont gagné par (4, 1, 2). Ils sont donc, pour les sept prochaines années, les maitres du Graviball. Nous, nous y sommes connectées tous les quatre et avons aussi invité Nao dans notre Vroom (qui lui se trouve toujours là-bas). La chose sympa (outre le fait de lui parler) c’est que nous possédions un expert pour nous expliquer les phases de jeu, les phases tactiques ainsi que les détails qui nous échappaient. Par exemple la phase 6-3-4 est une phase classique en Graviball. Elle consiste à mettre rapidement de la différence de gravité entre les équipes, car au moins il y a de différence de gravité au plus le match va être épuisant. Supposons que les équipes restent à 1 g, cela voudrait dire 60 minutes à courir, à se battre contre deux équipes. Alors que lorsqu’il y a une grande différence de gravité, cela veut dire que l’une des deux autres équipes doit probablement se situer en dessous de 1 g. Le match de trois équipes qui s’affronte devient alors 2 matchs de deux équipes qui s’affrontent. Les 5 premières minutes deviennent primordiales pour mettre cela en place. Comme dit l’adage, l’égalité est la pire des choses en Graviball.

Puis il y eut la cérémonie de clôture, moins extraordinaire que celle de l’ouverture évidemment, mais là n’était pas la question. Il a été tiré au sort ou se déroulerait la prochaine WC-SB. Cela sera Mercurian. Dans 7 ans, Mercurian se transformera en immense espace de jeux. Lorsque nous y étions, ils devaient créer un nouveau four. Je parie que celui-ci servira de village sportif comme la coupole sur Vénus.
En faisant le bilan de ce que j’ai vécu sur Vénus, oui, je suis contente d’avoir suivi mes amis dans cette aventure ou plus exactement. Je suis contente qu’ils aient insisté pour que je les suive. Probablement que dans 7 ans je n’aurai ni l’argent ni le temps. Puis maintenant, j’ai même envie de m’inscrire dans l’équipe universitaire de Ganymède. Si cette envie de ne me quitte pas dans 40 jours, peut-être une nouvelle carrière s’annonce. Par contre, si vous voulez faire pareil, deux conseille :
Premièrement, n’espérez pas avoir d’autre activité. Nous étions un mois sur Vénus et je ne peux vous parler que d’une seule chose, Graviball. Nous n’avons rien visité, en dehors du village (mise à part la nouvelle bulle en construction). Pourtant, Vénus regorge, comme n’importe laquelle citée de nombreuse merveille. Demandez à votre connecteur le top de l’endroit, musé, etc., à voir sur Vénus, il y a de quoi y passer une vie entière. Nous n’en avons visité aucune. Mais bon, rien n’est perdu, cela sera l’excuse d’un cityTrip dans un futur proche.
Secondement, la nourriture. Vous vous en doutez, mais nous n’avons pas été des plus orthodoxes. Mon connecteur m’a rappelé 2 fois à l’ordre, Grétory et Cédric, une dizaine de fois. Seul Yosméria a réussi à rester dans la norme. Bref, nous trois, nous sommes sous dose pendant 3 jours pour retrouver notre ligne d’entant.
À plus pour d’autres nouvelles.

